C'est encore l'été au Pérou, du moins sur la côte.Il fait 25 degrés le matin, 28 l'aprés-midi, et la température chute á 20 degrés pendant la nuit, avec une différence cependant avec nos étés : l'air est extrêmement humide, ce qui donne une moiteur toute particuliére á l'atmosphére (désolé, je nái pas encore retrouvé l'accent grave).
Une importante conséquence de ce climat, c'est la faible séparation entre extérieur et intérieur.
Cela se ressent dans l'architecture : les maisons n'ont pas besoin d'isolation, puisqu'il ne pleut pas et qu'il ne fait pas trés froid en hiver. Du coup, les fenêtres sont légéres, coulissent au lieu de fermer vraiment, il y a beaucoup de grilles... Puisque les constructions sont peu soumises aux normes d'isolation, il est beaucoup plus facile de bricoler soi-même, de rajouter une piéce, un étage, avec un peu de briques ou quelques tôles. Le côté anarchique et inachevé de pas mal de constructions en témoigne. L'intérieur des maisons est souvent plus frais et plus sombre qu'au dehors, mais sans jamais en être complétement coupé.
Cela se ressent aussi dans la facon de s'habiller : puisqu'il fait chaud de facon tres stable, et que la température ne varie pas beaucoup d'un lieu a un autre, pas besoin de s'abriter, de se couvrir pour sortir ; un polo ou une chemisette suffisent (du moins pour ceux dont le travail n'impose pas de tenue particuliére). Mais en dehors du travail, on peut se promener dans la rue sans trop se changer, il y a une grande porosité vestimentaire entre intérieur et extérieur. Concretement, on croise beaucoup de personnes que l'on dirait en pyjama...
Dans la rue, on ne fait pas que circuler, on y vit aussi. Certaines professions y vivent á l'année, toute la journée : vendeurs ambulants de glaces ou de mille petits autres trucs, policiers, agents de sécurité (guachimán) kiosquiers, et bien sûr tout le personnel du transport public. Pour le reste, tout le monde y passe fréquemment : nombreux sont ceux qui mettent plusieurs heures chaque jour pour aller á leur travail, ou tout simplement qui passent du temps dans la rue. On croise des collégiens en uniforme, des hôtesses d'accueil rentrant chez elles, des jeunes qui se retrouvent pour latear (traîner dans la rue), des amoureux, des retraités, des mamás qui font les courses, des gens qui font changer leurs sols en dollars ou inversement.
Les photos suivront.
lundi 2 avril 2012
De l'influence du climat
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