Lu dans le vol aller, cet article des Échos qui témoigne d'une situation économique pas si mauvaise que cela au Pérou :
"Secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, est depuis lundi au Pérou dans le cadre d'un déplacement en Amérique Latine qui la mènera également au Chili. Deux pays, qui selon le ministère, "ont résolument fait le choix de l'insertion dans les échanges internationaux et résistent relativement bien à la crise économique mondiale".
Il s'agit donc de développer les relations de la France avec ces deux paysm dont la France n0est que le 25e partenaire commercial et le 13e investisseur étranger. La venue d'Anne-Marie Idrac, qui a rencontré hier le président péruvien, Alan García, constitue d'ailleurs la première visite officielle depuis longtemps, en dehors du passage éclair de Francois Filon en mai 2008.
L'un des signes forts de cette volonté de rapprochement a été la signature hier, par la ministre francaise et le ministre des Finances péruvien, en présence du président, de l'accord de remboursement anticipé de la dette péruvienne à hauteur de 471 millions d'euros à l'égard de la France. Cet accord intervient dans le cadre du Club de Paris, avec lequel le Pérou avait manifesté depuis un moment son intention de renégocier sa dette. La France, son premier créancier, s'y était d'abord opposé, en raison du préjudice financier que cela entraînait pour elle. Mais les deux pays en ont rediscuté lors de la dernière assemblée générale de la Banque interaméricaine de développement, à Bogota.
Cet accord ouvre donc de nouvelles perspectives (...). Anne-Marie Idrac "souhaite absolument développer les relations commerciales" avec ce pays qui a enregistré l'an dernier la plus forte croissance du sous-continent à 9,8 % et devrait, malgré un fort ralentissement lié à la crise, conserver cette année une hausse du PIB de l'ordre de 3%.
Les opportunités pour la France ne manquent pas, en particulier dans le cadre du plan de relance de 4,1 milliards de dollars (3,2% du PIB) mis en place fin 2008 par le président Alan García. Notamment en termes de t
ransports et d'assainissement des eaux auxquels Veolia s'intéresse, ou dans les
hydrocarbures, où
Perenco est actif.
Cela dit, la situation est compliqué par la crise politique que traverse actuellement le pays. Après les affrontements meutriers de début juin entre la police et les communautés indiennes, le Pérou connaît cette semaine une forte agitation sociale qui devrait culminer aujourd'hui à Lima. Les syndicats ont appelé soit à la grêve, comme les enseignants, soit à une "mobilisation" de leur choix. La démission du premier ministre Yehude Simon, usé par des conflits sociaux récents, figure parmi une large palette de revendications syndicales, dont des hausses de salaire."
La grève n'a finalement pas été si suivie que cela, et la démission du premier ministre était annoncée depuis longtemps. Son successeur devrait être désigné la semaine prochaine, mais les candidats ne se pressent pas...

Par ailleurs et pour rester dans l'économie, le Pérou a signé un accord de 140 millions de dollars avec Dassault, Thalès et Snecma, lors du salon du Bourget, pour restaurer sa flotte de 12 Mirage 2000 (dont trois seulement sont aujourd'hui en état de vol), achetée il y a plus de 20 ans. Ca, c'est pour se prémunir d'une invasion chilienne...