dimanche 14 juin 2009

Plus de 500 étudiants de l'Université Catholique ont défilé pour l'Amazonie

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L'indignation, l'organisation et l'engagement de plus de 500 étudiants de l'université catholique du Pérou (PUCP) se ressentaient dans la manifestation pour la Journée nationale d'appui à la lutte amazonienne et de refus de l'autoritarisme gouvernemental, dans le centre de Lima. Les étudiants ont marché le long des avenues Universitaria, Colonial et Abancay. Parmi leurs slogans, "La selva no se vende, la selva se defiende", "Marcha, marcha, marcha, por un alto al fuego, no queremos ver más peruanos muertos", "Alerta, alerta, alerta que camina la marcha estudiantil por la amazonia". Leur solidarité constante face à la mort des policiers s'est particulièrement exprimée, dans leurs accusations du gouvernement : "Por culpa de García, mueren policías".
Ils défilèrent de manière pacifique et sans heurts jusqu'aux premières cuadras de l'avenue Abancay, avec les étudiants de l'université Ruiz de Montoya.
Dans les moments de répression, ils se replièrent sur la place de France, et décidèrent de cesser la mobilisation pour des raisons de sécurité ; cependant, ils condamnèrent les harcèlements et l'usage excessif de bombes lacrymogènes de la part de la police, considérant ces mesures manifestement disproportionnées au vu des actions réalisées par les étudiants.

Ils attirèrent l'attention sur le fait que le Comité de solidarité pour l'Amazonie et le Front pour la souveraineté et la vie avaient précedemment refusé ce type d'actions, et que l'usage de cocktails molotofs est resté le fait d'individus isolés. De même, ils restent préoccupés par la détention d'une quinzaine d'étudiants, et d'autres actes d'agression.
Finalement, il faut souligner que quelques-unes des pancartes et des slogans de la manifestations rappelaient que les demandes des peuples amazoniens ne se limitent pas à l'abrogation des décrets législatifs, mais remettent en cause le modèle de développement et l'action négative des transnationales : "Queremos masato, queremos maiz, las trasnacionales fuera del pais".
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Photos ici :)
Ah le dur apprentissage de l'exercice des droits démocratiques... Il paraît que ça a pas mal manifesté à Lima, en faveur des nativos.