Puisqu'on évoque son président, parlons de la Bolivie.
Les cours reprennent le 17 mars. C'est la fin de l'été, la reprise du chemin de l'université, la fin des vacances (ou presque...).
Je vais donc mettre à profit ce dernier moment de libre avant juillet (parce qu'ensuite, ils n'ont pas inventé les vacances au milieu de semestre...) pour un grand voyage, destination Bolivie.
Commencement par le côté péruvien du lac Titicaca et Puno, que je n'avais pas pu voir à la suite d'Arequipa pour certaines raisons dépendantes de ma volonté ; suite par la Paz, capitale la plus haute du monde, en passant par les ruines de Tiahuanaco ; continuation par le Salar d'Uyuni, le plus grand désert de sel au monde (que le couzin Sébastien m'avait recommandé voilà près d'un an) ; suite avec la ville et les mines de Potosí, où travaille (enfin, elle est en vacances) Aliénor, qui était venue à SciencesPo. l'année dernière nous parler de son association liée au commerce équitable. On passe ensuite du sel à Sucre, merci maman pour gag vaseux, avant de rentrer au pays.
Le blog sera malheureusement ralenti, mais j'essaierai de l'actualiser en cours de route. J'espère qu'on ne me volera rien et que je ne me casserai rien cette fois-ci! Mais c'est un parcours plus touristique et plus fréquenté, les risques seront donc différents.
Après longs et savant calculs, je prévois un budget de 200 euros pour une douzaine de jours. On verra si ca tient la route :) Temps prévu : bien froid. Distance à parcourir prévue : euh... 6000 km ? Mais bon, plus de la moitié est en territoire péruvien (Lima-Puno). Je passerai le temps avec Jose Saramago qui, pour communiste athée qu'il soit, n'en demeure pas moins intéressant.
(Si des commentaires en anglais et avec un lien apparaissent, du style "see here", ne pas cliquer, ce sont de méchants virus)
vendredi 29 février 2008
Voyage en Bolivie
Même pas drôle
Mardi 4 mars 2008, annulation de la conférence d'Evo Morales
En raison de l'annulation de la visite en Europe du Président de la République de Bolivie, S.E. Evo Morales Ayma, la conférence prévue à Sciences Po le mardi 4 mars à 19h30 n'aura pas lieu.
On ne connaîtra pas la couleur de ses éternels pulls en alpaga... snif. En cherchant bien, il semble que ce soit annulé à cause des inondations en Bolivie et de la crise politique (referendums prochains sur l'autonomie de deux régions), mais le site de la présidence bolivienne n'a même pas encore l'air au courant de cette annulation. Ils devraient embaucher un secrétaire.
Cumbia - Ah que je suis trop fort
Barack Obama, en réponse, se fait tresser des lauriers par des mariachis mexicains ! C'est le Texas Musical Massacre.
Les petits métiers du Pérou 1
Cela implique une très forte informalité (le Pérou est la 6e économie la plus informelle au monde), et la multiplication de petits métiers de toutes natures.
Le transport
La sécurité
La comida de la calle
Les artisans
Les kioskes
La presse s'achète beaucoup en kioske. Les gens s'arrêtent souvent pour y consulter les unes des journaux
Les appels, ou la pauvreté créatrice
Des gens achètent des forfaits aux divers opérateurs : un téléphone movistar dans une poche, un claro dans l'autre, et il ne leur reste plus qu'à annoncer, plus ou moins discrètement : LLamadas, llamadas... l'appel coûte 50 cts de sols/min (alors qu'appeler de son téléphone vers un autre opérateur revient à beaucoup plus cher). Certains revendeurs de llamadas possèdent même leur propre gilet fluo.
On peut aussi évoquer les llamadores, personnes employées pour rameuter le client. C'est exactement ce que Raspail décrit dans "Terres et peuples incas" (1954) lorsqu'il veut acheter des oranges : on se retrouve au milieu de deux boutiques similaires, que ce soit de glaces ou de matériel informatique, et des cris de tous côtés cherchent à faire pencher la balance. Le plus drôle était l'épisode des glaces, le mois dernier. "¡¡Helados helaaados!!""Mi amor, ¡ven!, ven acá", "¡¡Joven, por acá!!", "Señor, te daré una bola de yaaaapa", (la yapa, c'est le rab, le petit truc en plus, ici une boule de glace de plus)... un grand moment de frayeur. Mais une fois le choix fait, tout se calme et les furies attendent le client suivant.
Plus rare, mais qui existe : les "écrivains publics", qui rédigent à la demande n'importe quel tramite, document administratif ou lettre (ici, à Ica). De même, à Lima, tout le quartier à l'ombre du Palacio de Justicia est rempli de ces tramitadores, ces gens qui font les démarches administratives plus ou moins légales pour d'autres. Je pourrais sûrement y acheter un permis de conduire si je voulais.
Il y a aussi les cruceristas ou ambulantes, vendeurs ambulants qui travaillent à un carrefour toute la journée, pour vendre de tout : lunettes de soleil, chapeaux, rouleaux de PH (papel higienico), Coton-tige, plans, posters, jouets pour enfants... de tout tout tout, on trouve de tout dans la roue.
Les vendeurs de caramelos auront droit à un article à part, parce que c'est quelque chose de bien particulier.
jeudi 28 février 2008
La cumbia péruvienne
Dans les années 1990 est apparue la technocumbia, qui a fait quelque peu perdre l'influence andine, ajoutant synthés et batteries aux instruments et participant à la popularisation de la musique. Après un certain déclin, la cumbia semble bien de retour depuis l'année dernière. La vague d'émotion survenue après la mort des membres de Grupo Nectar, lors d'un déplacement en argentine (mars 2007), le renouvellement de groupes anciens (Grupo 5, Caribeños), et les nombreux titres du parolier Estanis Mogollón ont contribué à son retour en scène. El embrujo, par exemple, c'est lui ! La chanson inconstestablement la plus écoutée de 2007 dans tout le Pérou (véritablement matraquée dans tous les combis et sur toutes les radios) !!
boomp3.comLes thèmes sont le plus souvent... el amor y el sufrimiento ! Rien d'original, et pourtant, ca marche fort !
boomp3.com![]()
Les journaux populaires accordent beaucoup d'importance à toute la vie des chanteurs, leurs déclarations, insultes, excuses et négations, la une pouvant très bien être une citation sans intérêt d'un chanteur. Ainsi il y a eu tout un foin lorsque Léonard León, chanteur de Grupo 5, a quitté le groupe pour la nouvelle formation América.
Comment se passe un concert de cumbia ? Les groupes sont en tournée permanente de ville en ville, et installent leur scène le plus souvent dans les stades. On délimite devant la scène, avec des grilles, ce qui sera l'espace bip (VIP), et coutera donc le double.
Important : le centre névralgique reste la buvette, c'est-à-dire la vente de bière! Les concerts attirent les foules, qui connaissent toutes les paroles par coeur. Il y a toujours un sponsor, marque de bière ou de téléphonie, qui distribue force cadeaux (porte-clés, tee-shirts, posters) et se fait plus citer en dix minutes qu'il n'y a de coupures publicitaires en une heure de télé péruvienne.
Chaque groupe a son style, mais avec une constante : ce sont de formidables chauffeurs de public ! y la paaalmas arriba, las palmas arriba... ¡ Levanten las manos ! y ¿dondé están las solteritas? Chicas, ¡¡quiero escuchar el grito de la noooooche!!
En-dehors des musiciens, il y a aussi un certain nombre de membres du groupe qui font les choeurs et dansent la cumbia en avant-scène ; ceux de Grupo Cinco sont chanteurs tour à tour.
Et Grupo Nectar n'est pas mort : le fils du chanteur Johnny Orosco, le jeune Deyvis (21 ans, le "métrosexuel de la chicha"), a reformé le groupe en profitant du capital-sympathie dont il bénéficiait.
Disgression politique - Vannes
1) Suite à la chute sarkozienne et à la hausse fillonienne dans les sondages, les commentateurs semblent s'accorder à saluer la modération et la dignité du Premier Ministre... ce qui donne, poétiquement (lu dans les commentaires d'un article du Monde) : "Comme les yaourts à l'ancienne, M. fillon évoque la France qui garde ses racines bien vivantes tout en étant de plain-pied dans la vie". J'adore.
2) Le Figaro, sur son site internet, a un dossier spécial municipales, et Vannes fait partie des villes-clé (uhuh^^) : pensez, un ancien ministre contestataire allié au MoDem, cela semble une belle affiche. L'article est d'ailleurs commenté par des gens qui y voient la droitisation du MoDem(il est vrai que Jean-Marc Ayrault avait traité Francois Goulard de représentant de "la droite dure" pour appuyer je ne sais plus quel candidat socialiste). Mais tout change quand on connaît la situation locale...
Pas de quoi en faire un plat, M'sieur Goulard sera réélu maire de Vannes, avec ou sans MoDem, celui-ci a donc tout à gagner à s'allier pour obtenir quelques sièges. "Un tiers des quarante-cinq places", souhaite Jean-Christophe Auger (oh le bel homme), qui a le droit à une interview dans le Figaro.
Depuis 1945, il n'y a eu que cinq maires à Vannes (plus Norbert pour la forme), qui évolue très bien sans alternance politique. Et même si Francois Goulard n'est pas le plus charismatique, il n'y a pas vraiment d'opposition ni d'ambitions qui pourraient contrarier sa réélection. Vannes Projet Citoyen, "la gauche qui avance masquée" selon Jean-Christophe, périra par l'apolitisme, et Vannes2008 (PS-UDB-Verts-PRG sur un "socle progressiste commun"), eh bien... ils n'ont pas le PCF, mais ils ont Rakotonirina avec eux :(
Je prévois donc un beau score goulardien au second tour et en arrête là avec les municipales.
mercredi 27 février 2008
Sacrifices de jeunes filles
Sous ce titre alléchant se cache une réalité historique : lors de catastrophes naturelles, comme par exemple les éruptions de volcans, il arrivait que les incas offrissent des Capaccocha, offrandes aux divinités.
Evo Morales à SciencesPo.
Hihihi.Voilà que SciencesPo. [prononcer Sciences po, point] nous informe de la venue du grand et respecté président bolivien, Evo Morales Ayma, dans ses locaux : il y donnera une conférence le 4 mars. Je me demande quelle sera la couleur de son pull.
Dans l'autre sens, notre cher Nicolas Sarkozy viendra à Lima pour le Sommet Union-Européenne / Amérique Latine et Caraïbe, le 16-17 mai prochain. Mais il y a peu de chances que je le voie, le gouvernement de ce cher Alan García Perez
ayant déclaré ces jours non travaillés à Lima et au Callao (pour qu'on libère la ville, ce que je compte bien faire). Imaginez débarquer tant de monde... le Sheraton, le grand hôtel liménien, sera saturé.
mardi 26 février 2008
La recoleta : musée des missions franciscaines
lundi 25 février 2008
Monastère de Santa Catalina
Arequipa - Présentation générale
Par son patrimoine religieux également : ville très catholique, Arequipa compte un grand nombre de couvents et églises de divers ordres religieux : dominicains, franciscains, jésuites...dimanche 24 février 2008
Aventure dans le Cañon de Colca 4
Aventure dans le Cañon de Colca 3
La chicha est une boisson à base de maïs, qui servait dans un usage rituel pour les cérémonies incas. La fermentation est aujourd'hui plus rapide, mais le procédé reste le même :
Aventure dans le Cañon de Colca 2



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