Destination touristique agréable, les Îles Ballestas, surnommées "les Galapagos du pauvre", font partie d'une réserve naturelle au large de Paracas. On s'y rend en vedettes pleines de touristes en gilets de sauvetage.Pour y accéder, on passe devant "le candélabre", géoglyphe dessiné dans une dune de la presqu'ile de Paracas. Les guides adorent, l'origine reste incertaine et prète à toutes les théories : représentation d'un San Pedro (cactus hallucinogène), ou de la Croix du Sud, par la civilisation Paracas ; signe pirate du XVI ; symbole Franc-macon de San Martin, au XIX ; etc. Il fait environ 170 mètres sur 90.
jeudi 31 janvier 2008
Sur chico - Islas Ballestas
Sur chico - Huacachina
A côté d'Ica, un lieu très prisé lors des fins de semaine par les iquéniens et les touristes étrangers : l'Oasis de Huacachina. Entourée de dunes, c'est un joli ovale de verdure autour d'une étendue d'eau plus ou moins verte. Les activités du coin : sandboarding (du surf, mais sur le sable) et sorties en buggies (tubulares) dans les dunes. Ou, tout simplement, marche dans le désert... 
Et pour ceux qui douteraient de mes capacités d'adaptation ou de mon ouverture d'esprit, regardez à quoi ressemblait mon hôtel : ambiance Bob Marley et John Lennon.
Sur chico - Ica
Le Sur chico, ou petit sud, comprend la côte sud du Pérou relativement proche de Lima : Cañete, Chincha, Pisco, Ica, Nazca. Ica est la ville la plus importante.
C'est là que le tremblement de terre d'août dernier a été le plus fort. Les dommages sont toujours visibles, près de cinq mois plus tard : même si le plus gros a été fait, il reste de nombreux tas de gravats sur les trottoirs, des terrains vagues rappellent l'emplacement des bâtiments rasés, presque tous les clochers sont endommagés. Le sanctuaire du Señor de Luren, patron de la ville, fait peine à voir. La plupart des églises sont fermées.
Le musée régional d'Ica, lui, était ouvert. Et il vaut assurément le détour ! Après les salles consacrées aux différentes civilisations qui se sont développées dans cette région désertique, on trouve bien plus intéressant... Des momies, tout d'abord. Parce que la côte sud du Pérou offre les même conditions climatiques qu'en Egypte ou en Chine (sec et désertique) pour la préservation des tissus humains. L'état de conservation est remarquable.
Coutûme intéressante de la culture Paracas (de -700 à 200) : la déformation des crânes.
Ces déformations étaient préparées depuis l'enfance par la compression du crâne (port de compresses autour de la tête, berceau spécial...). Au côté esthétique s'ajoutait un motif de distinction ethnique. Drôle de tribu. Ah, et puis ils pratiquaient aussi la trépanation. Et pour les amateurs d'ostéologie, on présente toutes les maladies dont souffraient les corps retrouvés, au vu de l'état de leur squelette. Plus qu'intéressant !
samedi 26 janvier 2008
Musique bis
Quelques chansons de plus pour le plaisir des oreilles :
- Los Caribeños de Guadalupe : Solo muy solo
boomp3.com![]()
- Grupo 5 - Que levante la mano
boomp3.com![]()
- Los Prisioneros (Chili) : El Baile de los que sobran
boomp3.com![]()
vendredi 25 janvier 2008
Museo de Arqueología de la UNT
A Trujillo se trouve un musée d'archéologie, qui rassemble les collections et les résultats des fouilles de l'Université Nationale de la ville. Le bâtiment est superbe, et ce qui est muséologiquement intéressant, c'est qu'ils ont réussi à obtenir des financements étrangers ou privés pour chaque salle. La France ou l'Allemagne ont participé, un Consortium minier ou la brasserie Backus également (ah, la Pilsen Trujillo... un régal !). Une solution à étudier dans un pays où l'Institut National de la Culture manque cruellement de moyens.
Alborada - Ananau !
La musique de la dernière vidéo était du groupe péruvien Alborada. Voici une de leurs meilleures chansons !
Et pour que vous sachiez tout, les paroles (en quechua, bien sûr) :
Ananau, ananau
nispaniwashkanky
ñuqallapiñam chay ña wiky.
Ananau, ananau
nispaniwashkanky
wiñaypaqchum ñuqa
qawasqaiky
May runallam kakuchkanky
kaycunallapy waqanaypaq.
Wañuptyqa ñakawanky
manam munanichu chay pasayta.
jeudi 24 janvier 2008
José Cassinelli
Le musée Cassinelli se compose d’une seule salle d’exposition, au sous-sol de la station-service appartenant au señor Cassinelli. Le grand projet du señor est de construire un véritable musée, ainsi qu’un hôtel, afin d’exposer convenablement ses collections : sur 5000 pièces, seul un petit millier peut être montré, les autres dormant dans des cartons.
mercredi 23 janvier 2008
Retour à l'Espejo
El Brujo - Vidéo !
La vidéo promise sur El Brujo ! On peut y voir l'exhumation et l'étude du corps de la Señora de Cao, en 2005, les travaux de restauration de la huaca, et la pose du toit, puis, cerise sur le gâteau, une reconstitution de cérémonie mochica !! :D
Ils ont essayé de restituer l'ambiance, selon la décoration de la place principale : arrivée des prisonniers liés par une corde, danses, etc. C'est assez amusant.
mardi 22 janvier 2008
El Brujo
- sortir de Trujillo par l'avenida Nicolas de Piérola, jusqu'au deuxième Ovalo ;
- prendre un bus interprovincial jusqu'à Chocope (une heure environ) ;
- à Chocope, prendre un combi vers Magdalena del Cao (vingt minutes) ;
- et à Magdalena, prendre une moto-taxi jusqu'à El Brujo (un quart d'heure).
Le site se compose de trois huacas, en cours de fouilles depuis 1990. Il a été occupé sans interruption de 2500 avant Jésus-Christ jusqu'à l'arrivée des Espagnols y compris : les ruines de la première église de Magdalena del Cao sont encore là.
Le plus intéressant est la huaca Cao Viejo, dans laquelle on a trouvé, en 2005, la tombe de la Señora de Cao, morte jeune (20-25 ans) vers l'an 300, et qui était une Et hop, me voilà de retour à Lima après trois jours à Trujillo et dans la sierra! Tout s'est bien passé.
jeudi 17 janvier 2008
Et puisqu'on a ainsi jeté une malédiction à mon voyage à Nazca, eh bien, j'aurais eu le temps de découvrir d'autres choses sans bouger de mon lit, et je me prépare pour retourner voir un ami qui fête ses 24 ans à Trujillo, samedi prochain. Hop!
lundi 14 janvier 2008
De retour au Pérou
Voilà voilà, je suis de retour au Pérou. Le climat tropical est chaud et humide. Je suis un peu malade. Mais je vais reprendre les voyages, les rencontres, les découvertes. Avant de rentrer dans ma douce France !
vendredi 11 janvier 2008
Paris baille dai yeux
De jour aussi, Paris est très joli. Mais au fond, ce qui est important ce sont les rencontres et les souvenirs que l'on en garde, du Luxembourg aux Tuileries...boomp3.com![]()
Bryce Echenique (grand écrivain péruvien) en a surtout retenu, de Paris, un Alfa Roméo verte et le feu qui passe au vert avant qu'il ne puisse y reconnaître son Amour. Mais bon, ces impressions personnelles n'empêchent pas qu'il y a de très belles choses à voir.La basilique de Saint-Denys-en-France abrite les tombeaux des rois. Evidemment, nos amis les révolutionnaires se sont empressés d'aller violer les tombeaux pour fondre le plomb des cercueils et profaner les corps des rois, reines et princes en 1793. Ils sont beaux les droits de l'homme.
Heureusement, les gisants ont pu être sauvés car destinés à un musée, et lors de son règne, Louis XVIII a entrepris de bienvenus travaux de Restauration dans nombre de monuments. Visite très émouvante pour le philosophe Víctor-Samuel Rivera. Et puis c'est très dépaysant, Saint Denis : en passant par le marché de la Place Jean Jaurès, on se croirait ailleurs... sur un autre continent.
Suite à l'expertise ADN réalisée en 2000, le coeur de Louis XVII, second fils de Louis XVI et Marie-Antoinette, a été authentifié, mettant fin aux théories survivantistes. Il a été placé dans le caveau des Bourbons. Ah, et détail que je ne connaissais pas, la nourrice de Louis XVII s'appellait... Agathe de Rambaud.
Autre chose très intéressante apprise au musée Carnavalet : je ne suis pas le seul à faire des collections stupides comme celle de pavés. Voici la preuve que les plus grands se sont livrés à ce jeu :
Pierre de la Bastille, donnée à Louis XVI par Hulin, capitaine de la garde nationale de Paris.
Paris baille na iteu.
Il est vrai que l'Hôtel de Ville de Paris ressemble quelque peu à celui de Vannes, les ailes en plus. Du coup, c'est peut-être celui de Vannes que l'ont aurait copié sur le parisien... hum, oui, c'est probable ! Sur la place où se dresse aujourd'hui une patinoire événementielle et citoyenne, il y avait sous la Commune un marché aux rats. Uhuhuh^^.
Paris, je connais déjà depuis deux ans. J'en avais un peu marre à force. Mais y retourner reste un plaisir, la ville étant quand même très belle, surtout de nuit.
Oh, et puis une découverte intéressante, grâce à wikipedia :François Rambeaud (Voiron 1745, Saint Jean-d'Acre 1799), général de brigade à titre provisoire, tué durant le siège de Saint-Jean-d'Acre, fait partie des 660 personnalités dont le nom est gravé sous l'Arc de Triomphe. Mais il est orthographié... RAMBAUD. Ca vous rappelle quelqu'un?
