Foin des flutes de pans andines et des versions hispanisantes de classiques français (si vous voulez, j'ai aussi la "Nathalie" de Gilbert Bécaud en espagnol), je vais aujourd'hui vous infliger du Ploucsta'Rap. Version rurale du Gangsta-Rap, bien plus sympathique à entendre.
Je sens se "déployer les énergie des territoires", comme l'eut dit Ségolène. Fais pas ton Cake, Mec, on a la brioche.
Euh... et pour les non-initiés, le "beat" (comme dans "beat per minute") c'est le battement, donc le rythme des chansons.
dimanche 30 septembre 2007
Les Français se plaignent toujours
samedi 29 septembre 2007
Merci Free

Fidèle à sa stratégie d’offrir toujours plus de services pour un prix constant (29,99 euros/mois), Free enrichit son offre de téléphonie illimitée vers les lignes fixes en incluant les appels vers 21 nouvelles destinations internationales, portant à 70 le nombre de destinations incluses dans son forfait Freebox :
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Avec le forfait Freebox, les abonnés bénéficient d’une offre de téléphonie qui inclut les appels illimités en nombre sur la France vers les postes fixes y compris vers les Box (numéros en 09x ainsi que 087x) de l’ensemble des opérateurs.
vendredi 28 septembre 2007
Oh là là !
D'après vous, quelle peut bien être la première chose à laquelle pensent des Péruviens lorsqu'ils rencontrent un Français ?
- La tour Eiffel et les Champs-Elysées ?
- Zidane et la coupe du monde 1998 ?
- Le Président Chirac, De Gaulle, Napoléon ou Louis XIV ?
Vous n'y êtes point.
A part les "Parlez-vous français" (chance, j'ai échappé au "voulez-vous coucher avec moi ce soir"), la perception du Français au Pérou se résume plutôt à...
Oh là là !
Oh là là ! Ces trois petits mots semblent résumer la frivolité, l'humour, la subtilité, l'élégance, le génie français. Etrange et pourtant très répandu : nombreux sont les Péruviens à me l'avoir sorti, des vigiles de la résidence aux chauffeurs de taxi, en passant par Adela et les étudiants de la Fac. Oh là là! Et les Français disent vraiment ça? !!Qué lindo!! Je n'avais pas encore prêté une telle attention à cette interjection.
Hier, Rossy m'a apporté quelques cartes postales françaises (une de ses tantes a habité en France au début du XXe), des antiquités splendides, genre "Tendres Baisers - 1912". Sur l'une d'elle, une représentation théâtrale, avec en légende quelques phrases de la protagonistes, commençant par "Oh là là...!". D'où une hypothèse : ce serait véhiculé depuis le XIX-XXe par les Français passés par ici.
Un chauffeur de taxi, apprenant ma francitude, me dit aussitôt : "Ah, j'avais un ami français... il est mort depuis... il avait fait la guerre contre les Allemands. Sa grande phrase, c'était "Oh là là"
C'est vrai qu'ils manquent de cette interjection ici. C'est parfois remplacé par un "ouhhhh", mais sans avoir toute la subtilité de notre Oh là là. Etrange. L'enquête continue.
mercredi 26 septembre 2007
La Sierra - Fin de semaine chez Ilder
Il m'avait invité à visiter un site pas encore fouillé la semaine suivante : refusant rarement une invitation honnête, j'étais donc revenu à Trujillo. Finalement, il m'a invité chez ses parents, en el campo, à trois heures de bus. Chance, nous avions des places assises (on peut très bien payer et rester debout... voire sur le toit!). Après le désert, on passe par des champs de canne à sucre, avant de commencer à monter, sans s'en rendre compte, à 1500 mètres d'altitude. Les rizières succèdent à la caña de azucar. Eh oui : l'immigration chinoise du XIXe a apporté avec elle le riz! Il fait maintenant partie de 90% des plats péruviens. L'immigration, une chance pour le Pérou ?
Au milieu de la vallée, il y a un pont. La corruption est manifeste : d'un côté, l'alcade est indépendant, la piste de terre est assez mauvaise. De l'autre, c'est un Apriste (Alliance Populaire Révolutionnaire Américain, parti corrompu au pouvoir), et le bus roule... dans le lit d'une rivière à sec. Enfin, même pas partout à sec.
Le lendemain (réveil difficile...) nous partons tous les deux en vélo. Le paysage est sublime : une vallée ("El espejo", le miroir), et un fleuve qui coule entre des montagnes zénormes (3000m?). Et la "huaca El espejo", champ de ruine où Ilder rêve de pouvoir mener des fouilles sérieuses... On reconnaît les fondations des bâtiments. Les fragments de céramiques affleurent. Quelques huaqueros (pilleurs de tombes) ont un peu creusé.
Retour à la maison, où l'on abat une dinde pour le déjeuner. L'après-midi, j'ai le droit à une douche, dans l'enclos des chevreaux. La prochaine fois, j'irai dans le fleuve.vendredi 21 septembre 2007
Cerro Sechin
Pour les hispanophones, en voici une présentation intéressante.
Malheureusement, une mototaxi a fini par passer, et je me suis serré entre une vieille édentée et une mère avec son bébé dans les bras. Puis de Casma, bus de nuit pour Lima, où je suis arrivé vers 2h du matin (en ayant cours le lendemain à 8h).
La Costa Norte - Huanchaco
Ah! et l'anecdote de la semaine :
Trujillo est une ville fondée par les Espagnols, sur l'inévitable plan en damier. La Plaza de Armas est très colorée. J'ai même pu assister à la cérémonie dominicale du Salut au Drapeau (les écoliers de la ville défilent au pas, en fanfarre et en uniforme autour de la Plaza de Armas).
Les photos sont en ligne !
Bonne nouvelle ! Vous pouvez maintenant acceder aux albums en ligne à l'adresse suivante :
http://picasaweb.google.fr/francois.rambaud/. Les voilà sauvegardées en sécurité !
jeudi 20 septembre 2007
Curanderismo !
Le billet d'entrée de Chan-Chan est valable pour quatre endroits : la citadelle Tschudi, le musée du site, la Huaca Esmeralda et la Huaca del Arco Iris.
Ayant rencontré deux compatriotes à l'hôtel (Louis, négociant bordelais en vin, et Céline, de l'Alpe-d'Huez), nous avons visité ensemble ces quatre lieux dans la journée.La Huaca Esmeralda, comme la bohémienne hugolienne, tire son nom des Emeraudes qu'on y a retrouvé, et qui viennent de Colombie ; il y avait aussi des Lapis-Lazuli (du Chili) et des Topazes (d'Equateur), ce qui montre la richesse des échanges à l'époque. Architecturellement, cette huaca est bien moins intéressante que les autres.
La Huaca del Arco Iris vaut le coup d'oeil. Elle était surnommée Huaca del Dragon avant qu'on ne se rende compte que les "dragons" de ses fresques étaient plutôt... des têtes de chiens viringo, ce chien péruvien sans poil qui gardait le temple. Rita, notre charmante guide, nous a également mis au courant des pratiques du Curanderismo... Les curanderos étant les "guérisseurs",
connaissant les secrets des plantes, ayant reçu le don de leurs parents et des parents de leurs parents. Ferreñafe, plus au Nord, est d'ailleurs surnommé la "terre de la double foi", le christianisme y cohabitant avec les croyances ancestrales. Une vidéo d'anthologie !
mercredi 19 septembre 2007
La Costa Norte - Huaca de la Luna
Huaca signifie "quelque chose de sacré" en quechua ; par extension, "temple" ; par généralisation abusive, la quasi-totalité des pyramides péruviennes. De même, le nom de "huaca de la luna" a été donné par les Espagnols en comparaison avec les pyramides mexicaines qui associent Soleil (grande pyramide) et Lune (plus petite). Mais sur le site, s'il y a bien deux pyramides, elles n'ont rien à voir avec le Soleil et la Lune.
Il s'agit ici d'une pyramide de six degrés, de 21 mètres de haut, construite entre le IIe et le VIe siècle. Des fouilles et des travaux de restaurations y sont menés depuis 1990. Le bouleversifiant de la chose, ce sont les bas et hauts-reliefs polychromes, dont les couleurs (d'origine minérale) se sont magnifiquement conservées. Enjoy.
mardi 18 septembre 2007
La Costa Norte - Chiclayo
Vous trouverez sur ce site une présentation plus large, ainsi qu'une hyptothèse intéressante sur les sacrifices humains, la destruction par le feu et l'abandon du site après l'arrivée des Espagnols.
lundi 17 septembre 2007
La Costa Norte
Je crois bien que je suis tombé amoureux...
¡¡ DU PEROU !!
Week-end fabuleux dans la Côte Nord ! Il me faudra une bonne semaine pour vous raconter tout ca ! J'ai pris près d'un giga de photos et videos...

jeudi 13 septembre 2007
Mercado Magdalena
En sortant de cours, aujourd'hui, j'ai été à Magdalena. C'est un quartier pas loin, où j'avais à faire avec un photocopieur. J'ai un contrôle de lecture mercredi sur El mundo hispanoperuano, 1532-1560 (The Spanish Peru), et puisque les prêts de la bibliothèque sont limités à trois jours, j'ai été apporter hier le bouquin dans une boutique où ils me l'ont photocopié. En mieux, et relié avec des belles spirales noires. Ici la loi sur le droit d'auteur est bien moins contraignante, et de toutes façons pas appliquée. Et puis la moitié des livres de la bibliothèques sont également des photocopies... Ca évite les déprédations des originaux.
A Noël, je les verrai vivants :)
samedi 8 septembre 2007
Museo de la Nacion
Personnellement, j'ai beaucoup aimé ces deux statues, qui ressemblent étrangement aux premières formes de la sculpture grecque (cf la première vitrine des Antiquités Grecques du Louvre) : de pierre blanche, stylisées à l'extrême, tellement anciennes qu'elles en seraient modernes... les mêmes, vous dis-je ! Ah, de l'universalité du beau en Art !
Viva el Peru, compañero... et tout ceci pour un prix dérisoire (étudiants : 3,5 sols l'entrée, soit moins d'un euro) et deux bonnes heures de visite avec Klaus!
vendredi 7 septembre 2007
Analyse des Matériaux Céramiques
"Según Arnold, el clima y medio ambiante actúan como mecanismos reguladores de la produccion de ceramica. ¿Qué propriedades (y como) de los desgrasantes o aplasticos sirven como mitigadores de algunos problemas causados por estos mecanismos reguladores?
Traduction : "selon Arnold, le climat et le milieu ambiant agissent comme mécanismes régulateurs de la production de céramique. Quelles propriétés (et comment) des "dégraissants" ou "non-plastiques" (temper or non-plastic) servent à atténuer certains des problèmes causés par ces mécanisme régulateurs ?" Comme vous le voyez, c'est assez joyeux. Bon, il s'agit de la partie la plus technique sur la composition de l'argile. Mais pour les contrôles de lecture, qui ne servent qu'à vérifier que les lectures obligatoires ne sont pas négligées... on peut répondre en gardant les textes sous les yeux! Petits veinards de péruviens.
Le reste du temps, surtout en Pratique, on s'amuse bien. Jugez plutôt.
Un petit résumé d'un texte du suscité Arnold (avec Arroz, surnom affectueux de Prudence M. Rice*, c'est un des spécialistes de la "pottery analysis", dont nous nous farcissons les textes en anglais) pour vous donner une idée de ce genre de petites choses qui me plaisent autant que l'oeuf de colombe* :
Prenons les civilisations anciennes des Andes centrales.
- Si les conditions climatiques étaient les mêmes qu'aujourd'hui, la production de céramique devait être suspendue durant la saison des pluies (un temps trop humide ne permet pas de faire de bonnes poteries). Les potiers (appelons-les Harry*, le texte est en anglais) devaient donc être également agriculteurs pour subsister durant la saison des pluies.
- Si ces potiers étaient spécialisés à temps complet dans la poterie (comme des fouilles l'ont montré), ils ne pouvaient pas exercer dans les mêmes zones qu'aujourd'hui, du fait du climat peu clément (perdre sa production était bien trop risqué).
- Donc, les potiers à temps complet devaient travailler dans des zones sèches, où l'agriculture n'était pas dépendante des précipitations, mais de l'irrigation. Ce qui limite les zones de production possible aux basses montagnes et à la forêt subtropicale, zones les moins humides des Andes centrales. Et hop, on découvre les 6 ou 7 lieux de production de céramique des Andes. Etonnant, non?
mardi 4 septembre 2007
San Francisco... (le couvent)
dimanche 2 septembre 2007
Le désert... à Pachacamac
Le site de Pachacamac, situé sur la côte, à 31km de Lima par la Panaméricaine nord, s'étend sur plus de 500 hectares de désert. La côte péruvienne, hormis ses vallées, est désertique, et l'on y trouve d'énormes dunes de sable... Des ruines, du sable et quelques pans de murs qui en émergent... il faut beaucoup d'imagination, à Pachacamac...
