Je l'évoquais en parlant de l'hymne national... Maintenant que j'en ai trouvé une version phonographique, je vais pouvoir m'étendre un peu plus! Alan Garcia, l'actuel président du Pérou (élu en 2006), est à la tête de son parti, l'APRA : l'Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine. L'hymne de campagne de ce parti est une version socialiste de la Marseillaise... je tente une traduction :
Contra el pasado vergonzante (contre le passé honteux)
Nueva doctrina insurge ya (une nouvelle doctrine surgit)
Es ideal realidad liberante (c'est un idéal, une réalité libératrice)
Que ha fundido en crisol la verdad (qui a fondu la vérité dans un creuset)
Tatuaremos con sangre en la historia (Nous tatouerons avec le sang dans l'histoire)
Nuestra huella pujante y triunfal (notre trace vigoureuse et triomphale)
Que dará a los que luchen mañana (qui donnera à ceux qui lutteront demain)
Digno ejemplo de acción contra el mal (un exemple digne d'action contre le mal)
Peruanos abrazad (Péruviens, embrassez)
La nueva religión (la nouvelle religion)
La Alianza Popular conquistará (L'Alliance Populaire conquerra)
La ansiada redención (la rédemption convoitée)
Que viva el APRA compañeros (Que vive l'APRA, compagnons)
Viva la Alianza Popular (Vive l'Alliance Populaire)
Militantes puros y sinceros (Militants purs et sincères)
Prometamos jamás desertar (nous promettons de ne jamais déserter)
Reafirmemos la fe en el aprismo (Nous réaffirmons notre foi en l'Aprisme)
Que es deber sin descanso luchar (qui est de devoir combattre sans repos)
La amenaza del imperialismo (la menace de l'impérialisme)
Que a los pueblos quiere conquistar (qui veut conquérir les peuples)
Apristas a luchar (Apristes, luttons)
Unidos a vencer (Unis pour vaincre)
Fervor, acción, (Ferveur, action)
hasta triunfar (jusqu'à faire triompher)
nuestra revolución (notre révolution...)
mardi 31 juillet 2007
La Marsellesa Aprista
Ma collection de Pavés
De gauche à droite, vous trouvez : un pavé romain (malheureusement pas d'époque romaine), un praguois, un caillou de la Vallée des merveilles (j'ai oublié l'altitude mais il revient de haut çui-là!) ; le gros au fond est un "véritable pavé celte, taillé par Obélix, pdt les manifestations qui opposèrent les Gaulois et les Romains en 68 av. JC" comme nous l'indique la notice qui l'accompagne (merci Loïc). Suit un pavé rennais (époque de ma prépa Sciences Po...).
Devant, ce n'est pas un vrai pavé, mais c'est un vrai pavé, je me comprend : ce galet parisien date des émeutes de mars 2006 (anti-CPE), lancé sur les CRS Strasbourgeois qui se trouvaient Boulevard Raspail et se faisaient harceler depuis Sèvres-Babylone par de gentils émeutiers apolitiques engagés courageusement dans un de ces NMS (Nouveaux Mouvement Sociaux) qui battent régulièrement nos pavés du VIIème arrondissement (siège de nombreux ministères).*
Ensuite, vous avez un rennais, un strasbourgeois, un berlinois, un coruñes (enfin... de La Corogne, quoi!) et un brugeois.
Commencée lors du voyage à Berlin (octobre 2004), ma petite collection s'enrichit à chaque voyage d'une pièce supplémentaire. Je les note du lieu et de la date. Ce qui me permet de me souvenir de la date, ainsi que du lieu. Pratique, non?
* Au fait, vous savez pourquoi les fonctionnaires manifestent de République à Nation?
- Parce que c'est en pente !
mercredi 25 juillet 2007
El himno nacional del Perú
Car voici que les Ondes des Andes -oh oh oh- nous diffusent cette envoûtante musique qu'est l'hymne national péruvien. Adopté en 1821, chanté dans toutes les écoles et par toute l'équipe nationale de football (...), cet hymne exalte la grandeur du peuple péruvien qui a chèrement conquis sa liberté. Il est considéré comme l'un des plus beaux au monde (du moins au Pérou)(et quant à la musique), avec la Marseillaise. La "Marsellesa aprista" (avec paroles socialistes) est d'ailleurs l'hymne de l'APRA (Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine), parti de l'actuel Président, Alan Garcia... pour les hispanophones, vous en avez ici les paroles et vous pouvez l'écouter là. Ca fait peur.
Somos libres, seámoslo siempre
y antes niegue sus luces el sol,
que faltemos al voto solemne
que la patria al Eterno elevó.
Largo tiempo el peruano oprimido
la ominosa cadena arrastró;
condenado a una cruel servidumbre
largo tiempo en silencio gimió.
Mas apenas el grito sagrado
¡Libertad! En sus costas se oyó,
la indolencia de esclavo sacude,
la humillada cerviz levantó.
Nous sommes libres, soyons-le toujours!
Goodbye Choupinette
Après plus de deux ans de bons & loyaux services, ce n'est pas sans un certain pincement au coeur que je dois me séparer de ce compagnon des longs voyages, de cette amie fidèle, qui fut de tous les combats malgré le poids des livres et des ans...
Choupinette la bien nommée ne va pas pour autant rejoindre le cimetière des valises... je la retrouverai pour d'autres aventures à mon retour (si je reviens). En attendant, elle m'a donné deux beaux enfants (elle a le droit de se reposer maintenant) : une valise et un sacados qui auront plus de chances de rentrer dans un avion.
Merci pour tout, Choupinette. Ton François ne t'oubliera pas!
dimanche 22 juillet 2007
Vaccins péruviens
Partir un an au Pérou nécessite un certain nombre de vaccins, plus ou moins douloureux... Merci Louis P. !
¤ La Rage, parce que (imaginez face à vous une infirmière un peu forte, seringue à la main, petit regard sadique, à qui vous venez de demander si c'était vraiment nécessaire) "l'épidémie de rage est endémique à cause de la prolifération de chauves-souris vampires" ! [sic] [ne riez pas]. Conséquence : une piqûre, suivie d'une deuxième à une semaine, puis d'une troisième à un mois!
¤ Le DTPolio,
¤ L'hépatite A, contre les maladies transmises par l'eau (aussi bien celle que l'on boit que celle qui a servi à laver les fruits et les gumes),
¤ l'hépatite B, avec un rappel à deux mois, qui se transmet par le sexe et le sang (désolé Saez, pas de nucléaire pour moi)
¤ la typhoïde,
¤ la fièvre jaune, aussi appellée vomi noir ou peste américaine... quelques symptômes : la langue rouge, le visage livide et le rougissement des yeux... bwêêe !
Au total, neuf piqûres, principalement dans les épaules. Si avec ça un virus me tombe dessus, je n'ai plus qu'à porter plainte devant l'Ordre des Médecins et la Convention européenne dead-roide l'homme!
Là c'est moi tout petit...
Changé-je vraiment depuis tout ce temps ? Déjà, tout petit, le désir de voyage se lisait dans mes lunettes de touriste, et la joie pétillante dans mon regard bleu de mer...A bientôt 20 ans, je suis toujours un touriste. Toujours aussi amusé. Mais maintenant il faut se donner plus de mal pour faire rire les gens :)
Bon, euh... là c'est juste pour vous montrer mes vounelles nulettes. C'est l'atlas, hein ?
Préparer son voyage...
... cela occupe bien tout le mois précédant le départ!
Ledit départ est fixé au 07/08/07. Le sept août, jour le plus savant de l'année, comme chacun le sait*.
Au programme : trouver des billets d'avion, qui permettent de se procurer le visa, qui autorise à lorgner sur les cartes et guides du pays, pour les routes duquel on prépare son sac... On fait refaire une paire de lunettes, on révise les zappareils auditifs, on contrôle l'état dentaire, on check le body et on kiffe la wave!
On se rhabille de la tête au pieds, on s'inquiète du climat liménien (15° en hiver, 25 en été), on consulte ceux qui-y-sont-déjà-allés et qui en sont revenus (ou pas)...
On rate son permis, qui aurait pu être utile pour conduire un 4x4 sur les pistes escarpés où l'on crève trois ou quatre fois par semaine à en lire les récits de voyage... Le coût de cet échec est fort contraignant [attention prononcer "coute" sans tenir compte de l'amuïssement du "t" final].
On active le résal pour obtenir des contacts, des indices, des informations & conseils... parce qu'en fait tout le monde connaît le frère de l'ami d'une cousine qui vient justement de passer quelques mois au Pérou!
On ressort de diverses bibliothèques une abondante documentation sur le pays et à force de revoir ces photos si semblables (les bateaux de roseaux sur le lac Titicaca, les boliviennes en poncho, les lamas qui pointent leurs oreilles devant le Machu Picchu...), on croit savoir d'avance ce que l'on va voir...
Et puis un jour on commence à réaliser ce que ça fait, un an... trois cent soixante-cinq jours hors de la France et de ceux qu'on aime! C'est long, un an... on en reviendra à vingt ans passés... un an, le temps qu'il faut pour faire un homme ?
* Ami lecteur : au fil des posts, j'émaillerai mes écrits de jeux de mots laids et loufoques, plus ou moins vaseux, que tu es en droit de ne pas saisir. Au cas où leurs subtilités t'échapperaient, contacter le rédacteur.
